Vendredi 23 novembre 2007
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L'association des Jeunes d'Argenteuil et de Bezons vous invite à assister à un GRAND DEBAT JEUNE ce samedi 24 novembre à 15h à l'hotel kyriad (35 boulevard du général leclerc).
Jean Claude Tchicaya (Porte parole de "Devoirs de mémoires), Fatima HANI (secrétaire nationale d' ACLEFEU), Antoine détourné (Président du MJS), Hamou AGUINI (militant associatif argenteuillais) et Faouzi LAMDAOUI (secrétaire national à l'égalité du Parti Socialiste) interviendrons sur les thèmes de la citoyenneté, et de la place des jeunes de banlieue dans la démocratie française.
A l'approche des élections municipales, il est important de montrer que nous, jeunes, nous préoccupons de notre avenir!
Prends ton avenir en main, impose toi dans le débat!!
Par JAB avec Faouzi
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Lundi 9 avril 2007
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Samedi après-midi, nous étions une centaine à nous retrouver autour de Pascale LE NEOUANNIC, Jérôme CALMELS, Mehdi OURAOUI et Thomas HOLLANDE pour discuter, échanger, autour de thèmes qui touchent à notre vie quotidienne dans les quartiers : la mobilité, la discrimination, la représentativité et la diversité.
Le débat, clôturé par Faouzi Lamdaoui, a été suivi d'une balade dans les rues d'Argenteuil (dans le centre-ville ainsi que dans le centre commercial), à la rencontre des habitants, avec Faouzi Lamdaoui et Thomas Hollande.
Petit compte-rendu de ce débat très animé, où vous avez été nombreux à poser vos questions, à faire part de vos critiques et de vos envies.
Mobilité dans les banlieues : Un droit pour tous !
Discriminations : La jeunesse est une chance et non un handicap !
Représentativité et Diversité : A nous de changer la société !
La politique autrement : les propositions des socialistes et de Ségolène Royal.
Par JAB avec Faouzi
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Lundi 9 avril 2007
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11:38
Comment fait-on pour se déplacer quand on n’a pas le permis, et pas le moyen de l’avoir ? Comment se rendre à un entretien d’embauche, dans son collège ou lycée, ou tout simplement chez ses amis sans avoir à demander à nos parents de nous y emmener (et encore faut-il que nos parents le puissent) s’il n’y a pas de transports aux heures qui nous conviennent et si nous ne pouvons payer notre ticket ?
Pour Pascale LE NEOUANNIC, Administratrice du STIF et Conseillère régionale d'Ile-De-France, le droit à la mobilité décline tous les autres droits : le droit d’accès à l’emploi, à la formation, à la culture, à l’autonomie.
Pourvoir se déplacer est donc un droit essentiel, surtout dans nos quartiers, et plus largement en Ile-de-France où la population est très étendue et souvent éloignée des centres urbains, et notamment de Paris.
Mais comment organiser ce droit à la mobilité ? Plusieurs enjeux sont liés à cette question :
- la qualité des services : les horaires, les trajets, l’accessibilité pour les personnes handicapées, …
- la question sociale : le prix de transports (qui doit être accessible pour tous et donc adapté aux revenus de chacun), la desserte (les transports doivent desservir tous les quartiers, tous les secteurs, sans discrimination), …
On le voit, à Paris et dans les grands centres, si un bus est annulé, un train supprimé, on peut quand même se déplacer car il y a des alternatives (on peut prendre le métro à la place, ou l’autre bus numéro machin). Mais quand il n’y a qu’un seul bus qui va chez nous, comment faire ? Cela renvoie au 3e enjeu.
- le lien entre les transports et l’aménagement du territoire
- enfin, la question environnementale qui doit aussi être prise en compte.
Pascale LE NEOUANNIC a ainsi mis en avant une des dernières mesures importantes du STIF : le Réseau Noctilien qui permet aux « banlieusards » que nous sommes d’aller faire la fête le soir sur Paris sans devoir courir pour prendre le dernier train ou le dernier RER. Mais il a encore des limites car il ne dessert pas tous les quartiers. Cependant, Pascale Le Néouannic a ajouté qu’environ 15 lignes supplémentaires étaient ouvertes chaque année.
De nombreuses personnes sont ensuite intervenues dans la salle, des jeunes, mais aussi des moins jeunes, conducteurs des bus que nous prenons quotidiennement, qui nous ont fait part de leurs conditions de travail. Un moyen également de rappeler que le secteur des transports est le 2e employeur de France.
Bernard a souligné les problèmes d'accès à la gare d'Argenteuil et les travaux qui n'en finissent pas de durer. Le problème : ce n'est pas la seule gare concernée. Pourquoi ? notamment parce que ces réaménagements sont programmés dans le cadre de plans Etat - Région mais que l'Etat ... n'a pas donné l'argent. Pascale Le Néouannic a rappelé que les transports représentaient seulement 4,7% du PIB en France, beaucoup moins que chez nos voisins européens.
Et les lycéens bezonnais de Romain Rolland ? Ils n’ont droit qu’à un bus par heure et seulement deux le samedi matin. Comment faire pour aller en cours quand on rate le bus ou quand on commence plus tard le samedi ? « C’est une honte » a déclaré Anne Gellé (anciennement chargée des transports à la mairie d’Argenteuil), après le témoignage d’une lycéenne. Promesse d’Anne Le Néouannic : « Je repartirais au STIF mardi prochain en posant la question du bus 34 ! ».
Et le prix des transports ? On peut toujours dire que « la fraude c’est pas bien », mais sans pour autant l’encourager il faut se poser la question du pourquoi ? guichet fermé, distributeur automatique en panne, mais aussi prix des billets. Pascale Le Néouannic a rappelé que sous la droite avait été votée une loi renforçant les pouvoirs de la police des transports mais sans poser la question de la tarification notamment pour les plus démunis. Même s’il existe déjà des tarifications adaptées, notamment pour nous la Carte Imagin’R, il reste encore à faire. Réduire notamment le nombre de zones pour plus d’égalité. Ce projet est à l’étude nous a expliqué Pascale Le Néouannic.
Par JAB avec Faouzi
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Lundi 9 avril 2007
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11:37
Retenu à Strasbourg, Paul Meyer na pu être des nôtres, mais a été remplacé par Jérôme CALMELS, Délégué régionale Ile-De-France du MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes).
Il s’est levé contre l’image de la jeunesse renvoyée par les médias et dans le monde du travail. « On considère comme normal qu’un jeune galère lorsqu’il rentre sur le marché du travail. On stigmatise les jeunes, voire pire on stigmatise les jeunes contre les jeunes ».
On ne donne pas les moyens à la jeunesse de prendre ses responsabilités. On l'infantilise et en même temps on lui demande de se débrouiller seule. Exemple que nous connaissons bien : Fais tes études mais débrouilles-toi pour les payer !
« On dit souvent que le seul intérêt des jeunes, c’est la Play Station ! C’est faux ! » a lancé Jérôme. On l’a vu en 2002 quand la jeunesse est descendue en masse dans la rue pour faire barrage à Le Pen. On l’a vu aussi lors du mouvement anti-CPE qui proposait à la jeunesse un statut inférieur ! Et on le verra aussi aux prochaines élections ! « Beaucoup de jeunes se sont inscrits sur les listes électorales, maintenant il faut transformer l’essai, faire entendre notre voix ! »
Par JAB avec Faouzi
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Lundi 9 avril 2007
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11:36
« Votre présence dans cette salle, au lendemain de la visite de Le Pen, est un signe, un symbole. Vous êtes la jeune garde d’un mouvement beaucoup plus grand : celui de la politisation des banlieues ! » a commencé Mehdi OURAOUI, Président de la Conférence Périclès.
Lors des prochaines élections, nous aurons 2 choix : « une France sans nous, ou une France avec nous », une France karchérisée du tous contre tous, ou une France métissée où les gens vivent ensemble !
La question à se poser c’est : comment faire pour que nous, jeunes et moins jeunes des quartiers populaires, soyons davantage représentés ?
Selon Mehdi, il y a deux biais : l’école d’abord ! « Ceux qui vous disent que l’école ne sert à rien sont des menteurs ! ». C’est la condition pour s’émanciper ! Mais il faut arrêter d’envoyer tous les jeunes, parce qu’ils sont des quartiers populaires, dans des voies de garage, ou ne leur proposer que l’apprentissage ! Nous avons droit à un parcours normal, de faire des études longues ou courtes, bref de choisir nous aussi nos études !
Régis, jeune professeur, nous a ainsi fait part de la « fierté » qu’il pouvait lire dans les yeux de sa mère quand il lui parlait de son travail et de l’acharnement qu’il avait mis pour réussir. « C’est ça aussi qui doit nous motiver pour continuer et bosser à l’école ! ».
Deuxième biais : l’engagement. « La solution ce n’est pas de changer de quartier, c’est de changer le quartier ! ». C’est pourquoi il faut s’engager ! « Vous ne pouvez pas vous plaindre et à la fois ne pas vous engager. Vous pouvez changer votre existence, celle de votre famille, celle de vos amis, en vous engageant ! »
Très applaudi, Mehdi a finit pour nous livrer le secret : « ce qu’on ne vous dira jamais, c’est que vous pouvez vraiment changer la société si vous vous mobilisez, si vous vous engagez. Mais manifestement vous avez fait le premier pas en venant cet après-midi … ! ».
Par JAB avec Faouzi
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Lundi 9 avril 2007
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11:35
Les propositions des socialistes et de Ségolène Royal
« Certains jeunes ont eux-mêmes intégrés l’idée reçue que la politique n’était pas faite pour eux », parce que c’était trop compliqué, que les portes étaient fermées, qu’il y avait un fossé entre eux et les politiques. Alors que faire de la politique c’est d’abord parler, échanger, proposer, faire valoir ses idées et faire entendre sa voix ! Au lendemain de la visite éclair de Le Pen sur la dalle, « plutôt que de dire ‘’yes, je suis dans une banlieue’’ , l’important c’est d’avoir un débat où vous vous impliquez ».
Thomas HOLLANDE, Animateur de la Ségosphère, est ainsi venu nous présenter et débattre des propositions des socialistes et de Ségolène Royal pour la jeunesse et nos quartiers.
Ce projet peut se résumer ainsi : permettre l’égalité réelle entre tous les jeunes, s’attaquer aux inégalités à la racine, là où elles se créent, et donc en commençant par l’école !
Thomas Hollande nous a détaillé l’engagement d’organiser un soutien scolaire gratuit pour tous, car c’est là que se fait la différence et que se crée souvent l’échec scolaire entre ceux qui dont les parents peuvent les aider dans leurs devoirs, et ceux qui n’ont pas cette chance.
L’autre inégalité est dans l’accès aux études supérieures, entre ceux qui doivent faire un petit boulot pour les financer et ceux qui peuvent se consacrer entièrement à leurs études. D’où l’engagement de créer une allocation d’autonomie.
Mais même si l’on a réussi dans ses études, l’entrée sur le marché du travail peut rester difficile, notamment lorsqu’on est stigmatisé comme venant de « quartiers difficiles », ou quand on n’a pas les relations (pistons). C’est pourquoi chaque jeune doit avoir droit au premier emploi. Cela passe notamment pour les jeunes diplômés par la généralisation des emplois tremplins, et pour les non diplômés par les contrats première chance.
D’autres propositions n’ont malheureusement pas eu le temps d’être abordées (il fallait bien libérer la salle), notamment :
- Créer un service public de l’orientation
- Limiter à 17 le nombre d’élèves par classe dans les ZEP et augmenter la dotation aux établissements en difficulté
- Implanter des classes préparatoires aux grandes écoles dans les quartiers
- Recruter des surveillants des collèges, doter chaque établissement d’une infirmière scolaire et d’une assistance sociale à plein temps
- Créer une carte santé jeune 16/25 ans ouvrant droit à la gratuité d’une consultation par semestre
- Rendre la contraception gratuite pour les jeunes femmes de moins de 25 ans
- Construire 120 00 logements sociaux par an
- Créer un service public de la caution
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Par JAB avec Faouzi
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